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Vivien d'Anjou

Voilà 100 ans que les familles d'Hervé Hunault & Thierry Chantebel élèvent des Maine-Anjou sur ces terres à cheval sur la Loire-Atlantique et le Maine-et-Loire, entre Châteaubriant et Pouancé. Un héritage paysan qu'ils valorisent aujourd’hui grâce aux circuits courts et un modèle agricole plus que raisonné, labellisé et tourné vers l’avenir.


2004, c’est l’année où Hervé et Thierry démarrent réellement leur activité de vente directe de viande bovine. A l’époque, le GAEC produit essentiellement du veau de boucherie conventionnel, pour les supermarchés. Des investissements lourds, une dictature des marchés et un travail éreintant pour « une reconnaissance pas à la hauteur de l’engagement » : le compte n’y est pas. Hervé et Thierry choisissent alors de mieux valoriser leur cheptel de Rouge des Prés et rejoignent le mouvement Bleu Blanc Cœur dont le crédo est simple : en nourrissant mieux les animaux, on nourrit mieux les hommes. «Sur la base du régime Crétois, nous avons commencé à cultiver du lin et du lupin pour que nos bêtes aient une alimentation riche en Omega 3. Nous sommes devenus plus attentifs à la qualité de vie du troupeau, nous avons privilégié la monte naturelle à l’insémination artificielle… en fait, on a remis l’élevage en mode nature». La qualité est au rendez-vous, le bouche à oreille fonctionne, les commandes décollent. «On est même passé dans le journal de Jean-Pierre Pernaud sur TF1 !» se souvient Hervé. Vivien d’Anjou était né.


Ferme bio et protéines végétales



Dix ans après avoir définitivement et sans regrets tourné la page d’une agriculture conventionnelle, le GAEC Maine Atlantique s’apprête à franchir un nouveau pas. «Notre exploitation est labellisée Agriculture Biologique (AB) depuis mai 2018. Ils sommes l’une des rares fermes à produire une viande bovine paysanne A.O.C, respectant le cahier des charges Bleu Blanc Cœur et labellisée AB, c’est une vraie reconnaissance de notre travail».


Mais Hervé et Thierry se sont lancé un autre défi : développer une gamme végétale à base de lentilles, pois cassés et autres graines sèches riches en protéines. «Toujours local, bon et bio !» résume Thierry qui planche sur un projet de galettes végétales pour les restaurants scolaires. «La demande va augmenter sensiblement dans les prochaines années et la France est très en retard sur ces productions, il faut que nous soyons prêts».














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